Où suis-je quand tu n'es plus là...? J'ai compris tout à l'heure quelquechose que je ne voulais pas admettre : je m'accroche desespérément à toi, à ton amitié, à ton souvenir, aux moments excellents qu'on a passé ensemble, à nos fourires... je m'accroche au passé parce que j'ai peur de la solitude... parce que j'ai ce besoin perpétuel d'amitié, mais d'une amitié forte, d'une personne avec qui je sois proche, vraiment proche! Je t'ai mise dans ce rôle-là, alors que tu n'en avais finalement peut-être pas envie. Je ne t'ai pas laissé le choix, je ne me suis pas laissé le choix : tu étais devenue ma meilleure amie. Tu n'en a peut-être pas conscience, et alors c'est tant mieux. Parce que je vais retrouver mes doutes et mon angoisse. Parce que je te rends ta liberté.
Et c'est aujourd'hui que je le fais car c'est aujourd'hui que je me rends à l'évidence : je ne peux pas te demander l'exclusivité, alors qu'on ne se voit presque plus, et que lorsqu'on se retrouve, tu as mille et une autres personnes à voir! Et qui pourrait te le reprocher? Certainement pas moi. Tu as réussi là où j'échoue.
Même si je persiste à te croire quand tu me dis que je te manque, même si je continue à croire mout quand il me dit que vous tenez à moi. Oui, je vous crois, mais je viens de comprendre que nous ne donnons pas le même sens au mot "amitié". Mes amis, les seuls, les vrais, se comptent sur les 5 doigts de la main!
Et je ne sais plus aujourd'hui si vous êtes dedans ou pas. Si je vous fais confiance? oui, du plus profond de mon coeur, oui! Si je tiens à vous? Vous êtes les seuls à qui je puisse dire "Je t'aime"... je vous aime de tout "l'amour de l'amitié" possible et imaginable. Ca ne tient en fait qu'à vous...
Je vais arrêter de te dire que tu me manques. Je ne te dirai plus la première que je t'aime fort. Même si je continue à le penser. Simplement, je ne veux pas user ces mots-là... Je voudrais que tu comprennes leur importance à mes yeux...
Et que ça paraisse ridicule, je m'en fous. Je ne vis pas à travers le regard des autres. En fait, il n'y a que les personnes auxquelles je tient qui peuvent me blesser. Parce que je tient à elles justement, et que si leur paroles peuvent me donner un bonheur sans limites, si être à leur côté suffit à me faire sourire, si c'est par elles que je m'épanouie, leur paroles peuvent aussi me faire immensément mal. Parce qu'elles déchirent le coeur que je leur offre.
Tu n'en demandes pas tant, je l'ai compris aujourd'hui. Alors donne moi ce que tu veux, je te donnerai en retour mille fois plus si c'est possible. Que je le veuille ou non. Que ça me blesse ou non. Parce que je t'aime, de tout l'amour de l'amitié. Tout simplement!